L’appel à projet

 

L’action 1, c’est la phase d’ingénierie, de finalisation du projet et de partenariats nationaux et transnationaux

 

Le projet initial s’inscrit dans le nouveau contexte français concernant la Sécurité Intérieure mise en place depuis mars 2003 dans laquelle les structures d’accueil doivent faire face à de nouvelles difficultés rencontrées notamment par les prostitué(é)s, les politiques incitant le retour au pays. La situation prostitutionnelle étant de plus en plus complexe, il est devenu difficile d’entrer en contact avec ces personnes. L’interdiction de racolage sur la voie publique a pour conséquence de faire disparaître les lieux de prostitution publics et visibles et d’augmenter le nombre de lieux de prostitution beaucoup moins accessibles pour les travailleurs sociaux. La nouvelle problématique relève aussi d’un autre phénomène récent, celui de la « mobilité prostitutionnelle » et du manque de connaissances des structures d’accueil étrangères. La motivation première du projet était celle de mieux connaître ce nouveau contexte pour envisager de nouvelles approches dans le champ du social afin d’optimiser l’insertion sociale et professionnelle.

 

 

 

 

La proposition

 

Il paraît indispensable, dans le nouveau contexte évoqué concernant la Sécurité Intérieure française, d’adopter une démarche différente et commune afin d’avoir une action mieux adaptée. Les principales difficultés rencontrées par les structures aidant les victimes du trafic des êtres humains résident dans la problématique de la mobilité prostitutionnelle qui est de plus en plus importante et dans le manque de connaissances des infrastructures d’accueil étrangères au niveau de leur organisation et de leur fonctionnement pour proposer une solution fiable de réinsertion aux personnes souhaitant rentrer dans leur pays d’origine. Ainsi, l’aide aux victimes de la prostitution ne s’arrête plus au seul territoire français. Des partenariats doivent être établis à travers l’Europe afin d’élaborer une stratégie commune pour le suivi des personnes. Il s’agit de penser des actions qui s’appuient sur une volonté de partenariat avec des associations françaises et étrangères, de mettre en perspectives les expériences, les outils existants pour améliorer l’information, la prévention et l’accompagnement dans une logique d’insertion et d’égalité des chances dans le pays d’origine.

 

L’objectif initial du projet : insérer professionnellement des personnes étrangères, souvent victimes du trafic des êtres humains et volontaires pour sortir de la prostitution, dans leur pays d’origine ou sur le territoire français en construisant un dispositif d’accompagnement transnational qui développe leur capacité à maintenir leur motivation à l’insertion.

 

Le public cible : les prostitués étrangers (hommes et femmes) souvent victimes du trafic des êtres humains souhaitant se réinsérer professionnellement dans leur pays d’origine ou dans le pays d’accueil. Dans ce projet, leur implication est indispensable : le retour au pays d’origine ne peut se dérouler dans de bonnes conditions que si le bénéficiaire en est acteur. La volonté d’arrêter une activité prostitutionnelle doit être manifeste et souhaitée par la personne concernée : sans cette démarche volontaire, le retour au pays ne serait pas réussi. Une collaboration étroite entre la personne souhaitant se réinsérer, les travailleurs sociaux français et ceux du pays d’origine est donc nécessaire. La victime de la prostitution est donc au centre de la démarche.

 

Les objectifs pédagogiques pour les personnes cible :

  • Décider, pour certaines d’entre elles, de retourner dans leur pays d’origine pour y vivre différemment

  • Avoir la volonté de faire le parcours nécessaire pour se sortir de leur condition actuelle de prostitution

  • Identifier les blocages et les représentations culturelles qui les ont conduites à accepter la manipulation dont elles ont été victimes lors de leur venue en France

  • Echapper à leur enfermement psychologique, moral et coercitif afin de redevenir libre de leur destin

  • Repérer la manière de ne pas reproduire ce qui les a poussées à la pratique prostitutionnelle

  • Intégrer, grâce à l’histoire de vie, des possibilités pour devenir actrices de leur vie

  • Bâtir un projet professionnel réaliste incluant les étapes nécessaires à sa réalisation

  • Trouver la motivation nécessaire pour s’investir dans un cursus de formation qualifiante ou dans un emploi

  • Décider de s’insérer durablement dans l’emploi en France ou dans le pays d’origine

 

Les autres bénéficiaires : les travailleurs sociaux oeuvrant auprès des publics victimes de la traite et les acteurs européens mobilisés dans les réseaux

 

Les objectifs pour les travailleurs sociaux :

  • renforcer leurs réseaux par rapport à l’emploi, pour aider à la définition des projets professionnels et pour permettre l’accès à l’emploi

  • assurer ou s’assurer qu’il existe un double tutorat pour favoriser l’insertion, d’une part social (mobilisation de la motivation, soutien personnel…) et d’autre part professionnel (aide à l’acquisition de comportements professionnels et aide à l’acquisition de la qualification).

 

De l’action 1 du projet, trois préconisations ont été dégagées :

  • prendre en compte l’égalité des chances entre les hommes et les femmes : l’égalité entre les hommes et les femmes est une préoccupation de ce projet, la population étant mixte. Mais les hommes et les femmes étant d’origine et de culture différentes, la manière dont ils sont perçus dans les pays d’origine et les pays d’accueil diffère, ce qui entraîne une prise en charge particulière pour chacun des sexes.

  • se rapprocher de la justice et de la police : une collaboration entre le procureur adjoint de la 12ème section chargé du traitement des délits de racolage et l’Amicale du nid – Paris est en place. Lors d’une présentation à la justice, les coordonnées et ce que peut apporter l’association aux personnes concernées par ce délit sont systématiquement indiqués.

  • se rapprocher des services emploi : ce rapprochement est l’un des objectifs du projet pour les personnes qui décident de s’orienter vers une activité professionnelle. Il vise à aider les personnes à déterminer et à assumer le choix d’une conversion et à leur donner les moyens pour mettre en oeuvre ce choix dans le pays d’origine ou celui d’accueil. Le projet vise aussi à renforcer et à développer les réseaux transnationaux afin de proposer une aide à l’insertion professionnelle lors du retour dans le pays d’origine ou de l’installation dans le pays d’accueil.

 

 

Les points innovants du projet dans l’action 1 :

  • Il n’impose pas de changement de situation.

  • Il n’influence pas les personnes dans leurs choix.

  • Il tente de rendre les personnes actrices de leur propre vie et de leur projet professionnel.

  • Il prend en compte la réalité d’une situation légale et réglementaire.

  • Il met en oeuvre des moyens pour permettre aux individus d’atteindre une insertion sociale et professionnelle raisonnée et non rêvée.

  • Il permet un retour au pays d’origine comme un nouveau départ et non comme un échec.

  • Il modifie la pratique professionnelle des acteurs sociaux : d’une relation individuelle et exclusive entre l’acteur social et la personne, le projet installe des relations diversifiées.

 

 

Les chiffres

 

Les financements estimés

Les financements publics : 480 000 euros soit 40,07%

Les financements privés : 120 000 euros soit 10,02%

Le FSE : 597 875 euros soit 49,91%

Le total : 1 197 875 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

Le passage en action 2

 

L’action 2, c’est la phase d’expérimentations nationales et de coopérations européennes

 

L’action 2 est la phase de réalisation du projet par la mise en oeuvre d’activités telles que l’animation d’ateliers, la réalisation d’un film, une action – recherche, des échanges et des travaux transnationaux. Le projet initial présenté dans l’appel à projet a évolué, prenant en compte l’avancée d’une réflexion commune et des constats faits par les différents partenaires du projet.

 

 

 

 

La proposition

 

L’objectif principal au passage en action 2 : permettre aux individus en situation de prostitution (hommes et femmes) de s’approprier leur propre projet de vie, d’être en capacité de choisir ce qu’ils veulent réellement pour l’avenir et non pas ce que les autres veulent pour eux ou attendent d’eux.

 

Les modifications et les ajustements du public cible au passage de l’action 2 :

Les personnes en situation prostitutionnelle et volontaires pour se questionner sur ce qu’elles souhaitent et sur les moyens possibles pour réaliser leur projet, une fois celui-ci élaboré ou au moins esquissé. Pour la mise en œuvre, l’implication des bénéficiaires et des acteurs sociaux est primordiale. Afin de favoriser cette participation, des éléments déclencheurs ont été repérés permettant de montrer que chacun peut être gagnant à participer.

 

Les objectifs pédagogiques du public cible au passage en action 2 :

  • mettre en perspectives leurs expériences pour se construire un avenir

  • Avoir confiance dans leurs compétences, leur potentiel et être conscients de leurs limites

  • Etre autonomes dans les domaines du social, de l’emploi, du logement…

  • se positionner sur le marché du travail que ce soit parce que l’emploi correspond au projet professionnel ou parce que cette recherche a pour but de fournir un emploi « alimentaire »

  • Apprendre le français, si nécessaire, que la personne reste en France ou qu’elle parte dans son pays (la connaissance du français pourrait être un atout dans sa recherche d’emploi)

 

Les autres bénéficiaires : les travailleurs sociaux pour lesquels il s’agira de déconstruire les pratiques actuelles au regard des dimensions précédentes afin d’en mesurer les adéquations mais également les points aveugles ou les vigilances insuffisantes.

 

Les actions proposées au niveau national :

  • réalisation d’un feuillet d’information à disposition des « maraudeurs » et des institutionnels disponible en trois ou quatre langues (français, anglais, russe et chinois).

  • Informations et sensibilisation des professionnels à la pratique de l’histoire de vie et à l’interculturel

  • mise en place d’ateliers (histoire de vie, photos, peinture, théâtre, radio…), supports au développement de l’autonomie et à la prise de conscience et de confiance dans ses souhaits, capacités et limites.

  • Action-recherche sur la migration, les flux et les parcours des personnes victimes du trafic des êtres humains dans un but sexuel. Elle explore l’expérience migratoire et son organisation, les configurations identitaires, le système de vie présent et les projections d’avenir.

  • Réalisation d’un film sur la « sortie » de la prostitution pour faire savoir pourquoi et comment certains ont réussi une conversion, les difficultés qu’ils ont affrontées et les satisfactions qu’ils ont obtenues.

 

Les actions proposées au niveau transnational :

  • Echange d’informations et d’expériences sur le trafic des êtres humains en France, en Italie et en Slovaquie.

  • Identification des profils professionnels dans chacun des pays, échanges de professionnels entre les pays partenaires.

  • Recherche-action sur les personnes victimes du trafic des êtres humains dans un but d’exploitation sexuelle en provenance de Chine : approfondissement de la connaissance de ce problème, de ses racines et des flux des parcours des personnes.

  • Constitution de réseaux transnationaux et multi-partenariaux (police, justice, politiques, autres acteurs sociaux…)

  • Mainstreaming et dissémination : conférences de presse régulières, publication d’un livret en plusieurs langues pour présenter les projets, page web sur chacun des sites des partenaires, lettres électroniques d’informations, publication d’un rapport final en quatre langues, conférence pour faire part des résultats et de l’ensemble des activités qui auront été développées.

 

Les produits de l’action 2 :

  • Des données sociologiques de l’action-recherche sur les nouvelles réalités de la prostitution : mondialisation des origines, hétérogénéité des parcours et processus identitaires. Travail qui sera conduit pendant deux années de manière participative avec une dizaine d’acteurs sociaux de terrain et encadré par un sociologue, spécialiste de la problématique.

  • Des productions réalisées par les bénéficiaires dans les ateliers radio, théâtre, photo et peinture, encadrés par des professionnels.

  • Des présentations publiques des productions réalisées par les bénéficiaires (expositions photographiques et de peinture, représentation théâtrale, émission radio)

  • Un film de 52′ traitant de la sortie de la prostitution.

  • Au niveau transnational, des données concernant la formation de base d’un acteur social européen, dans le champ de la lutte contre le trafic des êtres humains, un nouveau profil d’acteur social déterminé à partir d’une enquête sur les rôles et les profils professionnels des acteurs sociaux en Italie, en Slovaquie et en France et des données sur les différents réseaux formels existants.

 

Les résultats obtenus de l’action 2 :

  • Au niveau des bénéficiaires, le dynamisme apporté par les ateliers a permis d’améliorer le processus d’insertion : les ateliers réunissant des bénéficiaires des différents services et des différentes structures du partenariat, ont provoqué de nouvelles rencontres ; dans ces ateliers, les bénéficiaires sont acteurs, ils ne sont plus considérés comme des victimes, ainsi ils se « vivent » moins comme victimes. Ils sont aussi considérés comme citoyens du monde : ne pas avoir de papiers est vécu différemment lorsque les bénéficiaires sortent dans Paris pour faire des photos encadrés par l’équipe professionnelle.

  • Au niveau des professionnels, des structures et des organisations, le projet en action 2 a permis des contacts et des ouvertures grâce aux activités transnationales. C’est aussi l’articulation entre l’ensemble des actions et des activités qui a produit du lien entre eux. L’action-recherche a produit progressivement un savoir et une modification dans les interventions, notamment dans l’amélioration de la qualité des entretiens. Elle permet aussi de constater qu’il est possible de travailler autrement qu’en face à face en proposant des échanges plus nombreux.

 

 

Les points innovants du projet dans l’action 2 :

  • Il considère les bénéficiaires comme acteurs de leur parcours et non pas seulement comme victimes..

  • Il mobilise les bénéficiaires sur un projet par la prise de conscience de capacités et de compétences.

  • Il met à la disposition des bénéficiaires des activités menées par des professionnels et permet la reconnaissance de la qualité de leurs productions par ces professionnels et par la mise en place de manifestations publiques.

  • Il propose une diversité d’approches et d’activités qui permet à chacun de trouver ce qui va lui convenir à un moment donné et d’activer une réflexion sur le devenir.

  • Il propose des activités collectives, certaines demandant des déplacements (balade parisienne reportage photo).

  • Il permet aux bénéficiaires de retracer leur parcours par l’intermédiaire des ateliers comme la radio, le théâtre, le film, la photo… démarche différente d’autres partenaires européens qui favorisent la « mise en sécurité ».

  • Il implique les acteurs sociaux dans l’expérimentation de nouveaux outils méthodologiques notamment dans l’accompagnement des bénéficiaires aux ateliers, dans la réalisation d’entretiens dans le cadre de la recherche…

  • Il favorise la remise en question des acquis professionnels en expérimentant des outils méthodologiques nouveaux et complémentaires à la formation de base des travailleurs sociaux.

 

 

Les chiffres

 

Le budget global

Les dépenses :

2005 : 268 000 euros

2006 : 532 000 euros

2007 : 480 000 euros

Le total : 1 280 000 euros

 

Les recettes publiques :

2005 : 113 000 euros

2006 : 224 000 euros

2007 : 200 000 euros

Le total : 537 000 euros

 

Les recettes privées :

2005 : 21 000 euros

2006 : 42 000 euros

2007 : 40 000 euros

Le total : 103 000 euros

 

Le FSE :

2005 : 134 000 euros

2006 : 266 000 euros

2007 : 240 000 euros

Le total : 640 000 euros

Le total des recettes : 1 280 000 euros

Ultérieurement, ce budget a été renforcé et porté à 1 440 000 €

 

 

 

 

 

 

 

 

Le passage en action 3

 

L’action 3, c’est la phase de diffusion, de valorisation des résultats et de capitalisation des acquis

 

Dans l’action 2, une démarche innovante a été expérimentée en proposant aux personnes prostituées, souvent victimes du trafic des êtres humains dans un but d’exploitation sexuelle, de les accompagner différemment dans l’idée d’un changement de situation émise par elles. Le mode d’intervention classique consistant en un traitement individuel et sécuritaire s’est vu complété par un nouvel accompagnement orienté vers la reconstruction identitaire de la personne. L’action 3 propose d’approfondir cette problématique innovante d’accompagnement en capitalisant les actions, les savoirs et les expériences, en les diffusant et en les disséminant.

 

 

 

 

La proposition

 

Avant l’entrée dans le programme Equal et avant l’élaboration du projet « Se reconstruire et s’insérer », dans la plupart des pays européens dont la France, le mode d’intervention consistait le plus souvent en un traitement individuel et sécuritaire des personnes prostituées souvent victimes du trafic des êtres humains à caractère sexuel. L’objectif principal du projet dans la réalisation de l’action 3 est de montrer la nécessité d’une relation nouvelle entre les acteurs sociaux et les bénéficiaires, de diffuser, entre autres dans les lieux de formation initiale et continue des acteurs sociaux, en France et en Europe, les expériences conduites et les résultats pour inciter les acteurs sociaux à se questionner sur les pratiques et tenter d’autres modes d’approche. Moins une personne est considérée et traitée comme une victime et moins elle se vit elle-même comme une victime, ce qui entraîne un changement profond de comportement et de mode d’intervention de la part des acteurs sociaux. Bien évidemment, il n’est pas question d’exposer à un danger probable les personnes concernées. Nous parlons surtout de nouvelles formes relationnelles complémentaires. Permettre aux bénéficiaires de réaliser une activité et de « donner à voir » leurs productions les ont amenés à progresser dans leur nécessaire retour sur leur histoire de vie et à faire reconnaître leurs compétences mises en oeuvre (sociales et techniques) dans ces activités. C’est aussi un changement fondamental qui s’est opéré dans le regard qu’ils avaient sur eux-mêmes et dans celui des autres sur eux.

 

Les acteurs clés :

  • les travailleurs sociaux sont les principaux acteurs du projet dans l’action 3. Il est nécessaire qu’ils prennent en compte les nouvelles données contextuelles afin de tenter une meilleure efficacité dans l’accompagnement des bénéficiaires. L’évolution rapide liée au processus d’immigration et l’organisation changeante de la prostitution sont des phénomènes sociaux récents qui nécessitent de réviser les pratiques professionnelles. La formation initiale que les acteurs sociaux ont reçue les a conduits à privilégier la confidentialité, la personnalisation, la sécurisation dans la relation à l’autre. Aujourd’hui, par l’intermédiaire de l’expérimentation effectuée dans l’action 2 du projet, il est possible, non pas d’écarter ces pratiques professionnelles en place, mais de les compléter avec des pratiques innovantes. L’action 2 a permis de construire des valeurs ajoutées qu’il faut, dans l’action 3, concrétiser par l’élaboration d’outils dans le but de les capitaliser, de les diffuser et de les disséminer.

  • les autres acteurs clés sont les enseignants des écoles du secteur social. Il paraît nécessaire de revoir la formation de base en la diversifiant par l’apport de nouveaux outils expérimentés dans l’action 2. Avec les nouvelles générations de travailleurs sociaux, les enseignants qui intégreront de nouvelles pratiques dans leur formation, pourront être acteurs du changement de pratiques professionnelles.

 

Les résultats attendus :

  • Une formation des acteurs sociaux plus conforme aux réalités actuelles de la prostitution en proposant des contenus pour les formations initiales et continues des acteurs sociaux qui prennent en compte : les résultats de l’action-recherche sur « Les nouvelles réalités de la prostitution : mondialisation des origines, hétérogénéité des parcours et processus identitaires » ; les résultats des expérimentations conduites pendant l’action 2 dans les ateliers radio, photo, théâtre, relaxation, peinture, informatique, pratique histoire de vie et espace emploi ; le travail réalisé au niveau transnational pendant l’action 2 autour des profils et des rôles professionnels comparés en France, en Italie et en Slovaquie.

  • Une prise de conscience parmi la population des personnes prostituées et des personnes en risque de prostitution, particulièrement les jeunes, de la difficulté à sortir de la prostitution même quand cela est réellement souhaité, mais aussi de la réalité de réinsertions réussies. Le film est en ce sens un support de communication pour sensibiliser la population cible. Il montre des personnes qui ont réussi leur « sortie » mais avec des difficultés et des allers retours et d’autres qui ont envie de quitter ce milieu mais qui sont dans l’incapacité à mettre en oeuvre tous les changements nécessaires, en tout cas en une seule fois. D’autres personnes encore sont actives dans les ateliers et montrent la démarche enclenchée pour se réapproprier leur vie, se bâtir et mettre en oeuvre un projet de vie.

  • Une lecture attentive de la part des pouvoirs publics nationaux et européens concernant les résultats obtenus dans nos projets Equal (Italie, Slovaquie et France) dans le but d’une meilleure prise en compte de ces situations dans les textes et d’une sensibilisation des acteurs aux changements intervenus ces dernières décennies.

 

Les produits de l’action 3 :

  • la réalisation d’une documentation homogène comprenant les référents théoriques qui ont sous tendu la démarche, mais aussi de manière concrète les éléments permettant une mise en oeuvre efficace de l’activité.

  • La capitalisation méthodologique des démarches et des contenus des différentes étapes du projet. Elle permet de reconstituer l’histoire en rappelant les buts et les objectifs initiaux et en déroulant, étape par étape, les obstacles, les facilités, les productions, les hésitations, les adaptations et les résultats du projet. Cette capitalisation, adaptée à une diffusion sur site informatique, avec des liens sur la documentation existante dans le projet et hors du projet (syndication) permet une bonne appropriation. La facilité de consultation et des accès, en fonction des besoins aux documents et/ou aux produits et la transmission de l’expérience commune, aideront les lecteurs intéressés à éviter les difficultés repérées.

  • Le transfert des modes d’intervention par les membres du PDD qui participent à des réseaux professionnels permettant aux acteurs sociaux de se les approprier et de les adapter à leurs besoins.

  • Le film « D’un monde à un autre » qui sera utilisé avec les bénéficiaires et dans le cadre de la formation initiale et continue.

  • La réalisation d’évènements : colloque, séminaire, participation à des émissions… Une démarche innovante, la production, avec des acteurs de terrain, d’éléments de référence et d’outils, fournissent les matériaux pour une communication auprès des institutionnels, des acteurs sociaux, des bénéficiaires finaux et du grand public afin de faire savoir les difficultés rencontrées par cette population, mais aussi les qualités, les talents et les compétences qui peuvent être utilisés/développés pour accompagner une (ré)insertion sociale et professionnelle.

 

 

 

Les points innovants du projet dans l’action 3 :

  • Il diffuse une connaissance « actuelle » par la réalisation d’une documentation sur la thématique de la prostitution afin que les acteurs sociaux s’approprient le nouveau contexte prostitutionnel et les approches sociales expérimentées.

  • il s’oriente vers une formation professionnelle différente et complémentaire des acteurs sociaux pour une meilleure efficacité dans l’insertion sociale et professionnelle à venir.

  • Il renseigne sur de nouveaux outils et de nouvelles méthodes professionnels expérimentés dans l’action 2.

  • Il transmet le vécu des acteurs sociaux et des bénéficiaires du projet par un travail de capitalisation des expériences et des acquis.

 

 

 

Les chiffres

 

Le budget global

Les dépenses :

2007 : 165 000 euros

2008 : 207 000 euros

Le total : 372 000 euros

 

Les recettes publiques :

2007 : 74 000 euros

2008 : 90 000 euros

Le total : 164 000 euros

 

Les recettes privées :

2007 : 8 500 euros

2008 : 13 500 euros

Le total : 22 000 euros

 

Le FSE :

2007 : 82 500 euros

2008 : 103 500 euros

Le total : 186 000 euros

Le total des recettes : 372 000 euros

 

 

 

 

 

La synthèse

 

Le projet « Se reconstruire et s’insérer », rythmé par trois phases, les actions, s’est développé progressivement. Ainsi, les hypothèses de travail élaborées pendant la phase de construction du projet, l’action 1, au niveau national et transnational, ont connu un ajustement dans le temps pour garantir leur faisabilité tout au long de la vie de ce projet.

Le projet pdf La synthèse des 3 actions du projet